Bénir élargit notre compassion

Benir elargit notre compassionNotre monde actuel a un tel besoin d’une immense et tendre compassion ainsi que d’une sollicitude et d’une générosité plus profondes et détachées de soi-même; la bénédiction est une façon si simple et efficace de combler ce besoin. C’est également un outil étonnant pour apprendre le pardon instantané, inconditionnel –  une pratique dont laquelle dépend notre survie en tant que race étant donné les divisions dramatiques existant dans notre monde.

Le pardon, pratiqué avec persévérance et une sincérité totale, vous permettra d’atteindre cette liberté intérieure magique débarrassée de toute rancœur que décrivait le grand mystique américain du siècle passé, Joel Goldsmith, lorsqu’il écrivait que personne ne pouvait entrer dans sa conscience avec le sentiment d’avoir besoin de pardon car il lui avait déjà pardonné soixante-dix fois sept. Et quand je parle de bénédiction, je veux dire cet élan spontané de compassion qui vient du cœur et entoure notre prochain avec la tendresse la plus bienveillante, et non pas quelque pratique liturgique ou ecclésiastique.

Personnellement je ne peux pas observer la moindre forme de souffrance dans un autre être humain ou un animal sans bénir immédiatement et spontanément l’être impliqué. Cela est devenu un réflexe automatique du cœur. Comme je n’ai pas de voiture, j’utilise beaucoup les transports publics et c’est un espace vraiment précieux pour pratiquer la bénédiction. Si je vois un ivrogne invétéré, je vais le bénir dans sa paix et son contentement intérieur profond. Si j’aperçois une personne qui a l’air profondément déprimée, je la bénis dans sa joie paisible, son espoir et sa sérénité. Si je vois une personne estropiée ou avec un handicap physique, je la bénis dans sa santé et sa posture droite. Je bénis instinctivement tous les fumeurs dans leur profond bien-être car tirer des bouffées sur quelque chose qui va probablement raccourcir votre vie semblerait indiquer un mécontentement caché qui vous pousse à le faire.

Il y a quelque temps, j’ai reçu un coup de téléphone d’une personne prétendant être du bureau d’Apple-Windows à Londres me disant que j’avais des problèmes avec mon ordinateur (un domaine où je suis un néanderthalien paléolithique.) Tout d’un coup, je vois sa souris qui se promène sur mon écran et il commence un discours en termes informatiques et après 30 minutes me demande un paiement de 150 dollars. Bref, après avoir payé avec ma carte bancaire, j’ai tout de suite téléphoné à mon webmaster que m’a dit que j’avais été honteusement arnaqué. En fin de compte, j’ai dû changer tout mon système, ce qui m’a coûté autour de 500 dollars.

Eh bien, à l’instant où j’ai réalisé que je m’étais fait berner, j’ai commencé à bénir cet individu. Il n’y a pas eu une seconde de rancune. J’ai ressenti une telle compassion pour cet homme : comment pourrait-il jamais aspirer au bonheur alors qu’il anarque des gens à travers le globe huit heures par jour ? Et j’ai continué à le bénir pendant des semaines.

Il y a de nombreuses autres raisons de bénir. Cette pratique est si simple et peut avoir un impact si profond – voir la section sur les témoignages https://gentleartofblessing.org/fr/benir-des-situations   Mais commencez là ou vous êtes car, comme la métaphysicienne Mary Baker Eddy écrivit : « Une profonde sincérité est sûre du succès, car Dieu s‘en occupe. »

Pierre Pradervand

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