La bénédiction réduit une peine de prison

Emmanuel était un homme doux qui aboutit à la prison de Champ Dollon à Genève (où je suis visiteur bénévole depuis 1996) pour un
transport de drogue.

Dans son Ghana natal, il était un homme d’affaires modeste. Sa mère était très malade et les bons soins médicaux étaient extrêmement chers. Des amis le persuadèrent qu’il pouvait faire d’excellentes affaires dans sa branche avec la Chine. Il investit toutes ses économies dans un voyage d’affaires. Mais les choses ne marchèrent pas comme il l’avait espéré. Ill rentra au pays littéralement ruiné – et désespéré car ne pouvant aider sa mère dont l’état de santé se dégradait rapidement.

Une connaissance lui dit qu’il pouvait se faire de l’argent facile très rapidement s’il acceptait de transporter de la drogue à Genève (il y avait à l’époque un vol direct.) Très naïvement, il accepta et fut immédiatement arrêté à l’arrivée. En route pour la prison – où je le rencontrai.

Très rapidement, nous abordâmes le thème de la bénédiction. Il dévora littéralement le livre Vivre sa spiritualité au quotidien (version anglaise) et il commença à bénir littéralement tout le monde : les gardiens de prison et le reste du personnel, les avocats impliqués dans son cas, le procureur et le juge qu’il avait rencontré et qui devait présider à son procès … n’importe quelle personne qui avait la moindre relation à sa situation, sans parler de ses codétenus. Emmanuel bénissait, bénissait et bénissait encore.

Une peine normale pour un cas comme le sien aurait été de 7-8 ans de prison (dont la plupart en pénitencier). Il reçut un an et demi ! Personne à la prison ne le crut quand il revint du tribunal. Comme il avait déjà servi plus d’une année de préventive, il n’avait plus que quelques mois de prison à servir.

Je n’ai plus revu Emmanuel depuis, mais je suis persuadé qu’il continue à bénir, bénir …(Pierre)